sommaire semaine trois

  • 17 mars

Approche psychologique du secteur de l'aile chez le gardien de but de handball

Le tir à l’aile n’est pas un tir « facile à arrêter ».  En dehors du contexte de jeu (tir de près, peu d’angle, forces des tirs, tirs proches du corps), on demande souvent au gardien d’être efficace à l’aile parce que c’est le secteur où on veut que l’attaque termine son attaque, où les angles de tirs sont moins ouverts. On retrouve donc trois facteurs qui produisent du stress chez le jeune gardien.

Cette semaine pas de schéma, mais une vidéo explicative d’un duel à l’aile.

Je me suis penché sur les aspects mentaux d’un duel à l’aile.

Parce que dans un duel individuel, ce n’est pas toujours le plus fort techniquement qui gagne,
c’est souvent celui qui gère le mieux la pression, l’incertitude et le regard de l’autre.

Bon l’idée n’est pas de rendre mon gardien infranchissable, on sait :

-            que statistiquement, il est souvent en difficulté,

-            que le tireur dispose de plusieurs solutions,

-            que chaque but encaissé est très visible… et rarement excusé.

Comme dans tout sport individuel, cette accumulation crée une pression interne forte, parfois plus lourde que la pression extérieure.

Le poste de gardien de but de handball est - comme j’aime le dire - « un sport individuel au service d’un sport collectif ».

Je m’explique, le gardien fait partit du collectif c’est indiscutable, il joue au handball comme tous les autres joueurs.

Seul dans sa zone, il porte une lourde responsabilité d’être le dernier défenseur en face de la balle pour terminer l’action défensive collective et doit développer une préparation mentale plus spécifique au gardien de but.

Chaque tir – où l’aide défensive n’exerce pas un poids important sur le rapport tireur/gardien – devient un duel de confrontation directe pour le gardien.

Où ; comme en sport individuel, la pression du résultat engage la responsabilité individuelle du gardien de but, en lien avec son mode jeu, son adaptabilité, sa concentration, sa confiance et son engagement dans le duel.

 

L’aile, ce n’est pas seulement un secteur de tir, une technique de jeu.
L’aile, c’est un espace de duel pur, un face-à-face où le mental prend toute la place.

Dans ce secteur, le gardien et le tireur sont proches, se voient, se lisent, se défient.

Comme dans un sport individuel, il n’y a plus de collectif pour diluer la responsabilité :

-            un tireur,

-            un gardien,

-            une décision,

-            un résultat immédiat.

À l’image d’un duel en tennis, en judo ou en escrime, chacun porte seul le poids de l’action. Le gardien ne peut pas se cacher derrière le système défensif, et le tireur ne peut pas invoquer une passe ratée. Cette proximité renforce l’intensité émotionnelle et fait du duel à l’aile un combat psychologique autant que technique.

1. Gérer la pression liée à l’obligation de résultat dans ce secteur.

Le tir à l’aile n’est pas un tir « facile à arrêter ».  En dehors du contexte de jeu (tir de près, peu d’angle, forces des tirs, tirs proches du corps), on demande souvent au gardien d’être efficace à l’aile parce que c’est le secteur où on veut que l’attaque termine son attaque, où les angles de tirs sont moins ouverts.

On retrouve donc trois facteurs qui produisent du stress chez le jeune gardien.

-            La peur du contexte : un tir à l’aile est particulier, parce que les tirs sont plus souvent proches du gardien que dans les autres secteurs. De ce fait, cela créer chez le gardien des appréhensions pour son intégrité physique. Cette peur créée un premier stress, qui peut provoquer chez lui :

o   Une posture raide, qui verrouille les articulations, ralentit/retarde la mise en action, réduit les amplitudes d’actions.

o   Une sur-focalisation sur le tireur ou le ballon et une quasi-paralysie informationnelle de traitement de la situation de jeu (un champ de vision réduit).

o   Une attitude passive/réactive dans le duel. Ce non-engagement qui peut devenir une charge mentale qui s’auto-alimente (j’ai peur, je suis mauvais, je suis mauvais, j’ai peur, …)

Heureusement, le jeune gardien cherche toujours à bien faire et à progresser. On peut le rendre plus courageux de différente manière.

  • Concernant, l’appréhension physique, on oublie les situations avec des balles en mousse. Le gardien ne perd pas son appréhension. Elle est juste repoussée au moment où les joueurs reprennent des ballons de handball. Il y aura du mieux quelques instants et dès qu’un tir va lui faire peur, le circuit de la peur va se réactiver.

Il faut le laisser face à des tireurs armés d’un vrai ballon.

Il doit comprendre que cela fait partit du poste de gardien et construire des savoirs-faires qui lui permettre d’affronter sa peur et de la changer en booster de son jeu à l’aile.

Auxquels cas, soit il aura peur sur tous les tirs de près et il faudra en tenir compte dans le projet de jeu défensif parce qu’il veut rester gardien, soit il devient joueur de champ, soit vous avez un deuxième gardien.

A titre d’exemple, j’aime celui-ci. Quand je jouer en national, j’avais un partenaire, 1m95, 115 kilos, qui pouvait jouer arrière ou ailier. On l’utiliser en arrière pour ses qualités de destruction du but de loin (il tirer tellement fort que je l’ai vu percé des ballons quand il prenait les coins extérieurs des lucarnes, il a même enfoncé un poteau un jour pour tester sa force max le mieux c'est qu'un jour il a assommé un gardien – un vrai Ok – à 10 mètres), mais a l’aile ça ne faisait pas rire, quand il voulait absolument marquer.

Le jour du match retour, mon partenaire se retrouve à l’aile à angle très fermé sur un décalage. Il saute vers le gardien et il tir de toutes ses forces (on ne sait pas pourquoi hihi). Le contact à fait un bruit violent sec. Pas de but bien sûr, on ne peut transpercer le gardien (c’était la blague qui a suivi cette action). Mais le gardien est sorti après le tir, le souffle coupé avec une belle marque sur les abdos. Ce n’est pas drôle, mais ce gardien (j’ai encore la vidéo du match) avec une bonne expérience, avait anticiper le choc (il se souvenait du match aller), au moment où mon partenaire s’élance, il s’est placé au poteau, s’est mis en pré-parade pour se protéger la tête et la poitrine et fermé les espaces proches autour de lui et on le voit sur la vidéo, il se contracte entièrement et notamment les abdos. Il est près psychologiquement et physiquement à stopper ce tir.

Ce qu’il faut retenir de cet exemple, c’est que le gardien avait pris toutes les informations (situations de la balle, le tireur, le contexte du match (on devait absolument gagner), la situation du tireur) avant le tir pour se préparer à faire le job et le jouer de la meilleure manière possible.

Un jeune gardien, n’a pas forcément encore mise en place tous les circuits de gestion de la douleur, de ce fait cela peut entrainer du stress.

En revanche, on peut l’aider à dépasser cette pression qui peut le paralyser.

1-       En lui apprenant à lire les éléments d’une situation pour lui permettre de mieux l’appréhender et ainsi ne pas la subir.

S’il subit, le ballon vient heurter le corps, cependant, s’il le contre ou l’attaque, le choque est voulu et de ce fait assimiler comme une action positive. Et s’il y a but, il aura été acteur et sa concentration se sera fixée sur la situation de duel et non l’impact du ballon – qui devient un circuit positif dans cette situation.

Mais comment faire ? justement en le faisant devenir acteur des duels, comme nous le lisons dans mes newsletters et mes blogs.

Un livre électronique et une formation vont venir accompagner ce propos bientôt.

2-       Pour le rendre plus résistant face aux ballons qui font mal, deux outils sont là pour l’aider :

a.        La pré-parade : elle à plusieurs utilités, notamment celle de permettre de se protéger. la posture à éviter serait une position, où tous les membres sont tendus, retarde la mise en action permettant au ballon de venir percuter le corps souvent quand les muscles sont en phases de relâchement d’hypertension pour se retendre et faire la parade. Au moment, où les muscles sont bien souples et où le ballon vient s’enfoncer bien profond dans les muscles. Il en va de même pour la position des chevilles, se mettre sur la pointe des pieds. Le gardien qui se met sur la pointe des pieds, mobilise tous les muscles des jambes et des pieds, qu’il faudra encore relâcher pour agir. Sans oublier qu’une telle position demande beaucoup d’énergie. Et toutes actions reflexes se trouve retardée aussi par le relâchement nécessaire avant le geste.

Mais comment faire :         

i.        En plaçant ses mains juste au-dessus de sa tête dans son champ visuel : le gardien peut intervenir proche autour de sa tête.

ii.        Les coudes à hauteur des épaules : le gardien peut fermer les bras où ramener une main devant son visage pour se protéger.

iii.       Les hanches relâchées par des genoux un peu fléchis : la décharge amener par la légère flexion des genoux permet au bassin d’être mobile pour que le corps se déplace rapidement et permet les mouvement ç mi-hauteur. Cette flexion permet une mise en action plus rapide des genoux.

iv.        Des pieds bien au sol écarté de la largeur des hanches du gardien : Le gardien est ancré dans sa zone pour se déplacer.

b.       L’habituation : Malheureusement, un circuit nerveux se construit par la répétition d’une situation. Maintenant que le gardien a une pré-parade qui le protéger (le met plus en confiance), il peut affronter les peurs du jeu à l’aile. Comme dans « les thérapies d’exposition » (toutes mesures gardées), le seul moyen de progresser est de se retrouver bien armé à l’aile.

c.        Il y aussi d’autres moyen :

                 i.        Utiliser des protections : comme mettre deux sweats ou deux joggings ou mettre des protège tibias. Mettre des joggings épais ou avec des surépaisseurs au niveau des articulations (quand le gardien tombe).

                 ii.        Eviter les séries de tirs dans la tête, à part renforcer la peur où créer des traumatismes au cerveau cela ne sert pas.

En revanche, tirer près de la tête aide le gardien à mieux appréhender cette espace et il peut construire des parades pour stopper les tirs proches de lui.

-            L’obligation de terminer l’action collective défensive :

Le gardien est responsable de sa zone. Elle est cruciale pour terminer l’action collective défensive. Le gardien comprend le projet de jeu. De ce fait, Il peut arriver qu’il se mette la pression quand la balle arrive à l’aile parce que ce secteur le stress, du fait qu’il ne soit pas à l’aise (mal armé) ou qu’il craigne ce duel à angle fermé (peur du ballon/tir vu plus haut).

Dans le cas où, le projet de jeu défensif a réussi à amener le tir à l’aile, chaque situation de tir ne sera jamais la même ! le secteur de course du tireur ne sera jamais le même, la balle n’arrivera jamais de la même manière, le défenseur apportera toujours une fermeture différente. Il est donc difficile de définir des conditions de tirs prévisibles. Le gardien ne pourra donc pas jouer de la même manière. En revanche, il y a conditions dans lesquelles le gardien ne doit pas prendre de but.

o   Les situations avec un espace de saut ne dépassant pas 1 mètre.

o   Les situations où le tireur saute vers l’extérieur

Dans ces cas, le gardien prend toute la place de l’angle de tir. La majorité des tirs se fera autour du gardien pour le traverser.  Chaque arrêt dans ces conditions sera obligatoire voir normal.

Dans les cas, où le tireur est en égale condition ou condition supérieure, chaque arrêt du gardien sera normal voir exceptionnel.

Ces repères, peuvent libérer le gardien de l’obligation de réussite.

-            L’obligation de résultat lié à l’environnement : une croyance populaire fait penser que le tir à l’aile est facile à stopper. Ainsi, le jeune gardien ; parfois ; se met à croire qu’il n’est pas bon parce qu’il prend des buts à l’aile.

Cette croyance (comme beaucoup) devient limitante quand elle empêche le gardien atteindre ses objectifs, créer une barrière mentale qui limite l’engagement physique et réduit la progression.

o   Ces croyances se construisent à partir de différents éléments :

·        Éducation : Des paroles négatives entendues chez les coaches ou les parents peuvent marquer durablement.

·        Expériences passées : Certains échecs ou critiques s’impriment et laissent des traces.

·        Pression sociale ou culturelle : Les stéréotypes ou attentes du groupe peuvent influencer négativement.

Ainsi, un gardien peut finir par penser qu’il n’est pas assez efficace dans un secteur « facile ». Ces pensées limitent ses choix, son investissement et ses performances sur le terrain.

Pour s’en libérer, le gardien doit passer par différentes étapes :

1.        Identifier : Repérer les pensées négatives qui l’entravent.

2.        Remettre en question : Interroger la réalité de ces croyances sur le fait de ne pas prendre de but à l’aile et les remplacer par des idées positives et constructives – les cas des conditions vu plus haut.

3.        Travail personnel : mettre en place avec le gardien des repères de lecture de la situation et de repères et savoir-faire de déplacement/placement.

2. Travailler l’engagement mental avant, pendant et après l’action :

Lors d’un duel de près, l’engagement est une posture mentale, pas seulement une intention.

Chaque intervention demande un pic d’énergie et une vigilance maximale.

Avant l’action du duel à l’aile, on peut agir sur trois aspects avec le gardien :

-            La préparation mentale en agissant sur ses croyances

-            La pression interne

-            La pression technique par du travail spécifique lors des entrainements

Toutefois, nous avons vu précédemment comment aider le gardien de but à s’engager.

Il faut l’armer pour se protéger, remplir sa boite à outil de repères de placements et déplacements face aux tireurs (prochaines étapes après le mental).

Il y a aussi le juste avant le duel, on peut aider le gardien en renforçant sa concentration et sa lecture de jeu.

Mais il est important avant le duel, que le gardien puisse repérer les éléments de lecture de la situation :

-            Comment le tireur reçoit la balle ? dans les pieds, trop hautes, en arrière a rebond, directement dans les mains, en décalage, en renversement.

-            Quel espace a le tireur pour prendre son élan ? petit, grand, très grand, avec une pression du défenseur.

-            Quels sont les qualités du tireur ? bonne latéralité ou pas, faible qualité physique ou pas, qualité de main ou pas.

La concentration doit être totale pour prendre les informations. La multitude des informations ne peut être entravée par un manque de confiance chez le gardien.

Le gardien ne peut avoir aucun soutien direct pour jouer son duel. Il doit se faire confiance pour prendre ses décisions.

Pendant l’action, le gardien adapte sa posture, ses déplacements et ses choix en fonction de la situation dans laquelle se trouve la balle. Hésiter, c’est perdre. Avoir peur c’est perdre.

Le gardien se met en confrontation directe en se plaçant directement face à la balle.

Se positionnement demande une forte concentration pour faire le bon choix.

Comme dans un sport de lutte, le premier contact donne le ton à l’adversaire de mon engagement.

Pour un gardien, se positionner face aux tireurs de manière déterminer, plein de confiance et de motivation pour s’adapter au tireur et proposer des problèmes au tireur, c’est comme planter un drapeau dans la zone : une déclaration silencieuse que l’espace entre le gardien de but et le but n’est pas une faille, mais une zone de jeu active. C’est faire incarner au gardien une présence qui force le tireur à douter de ses choix avant même d’avoir tiré. Son objectif ? Rendre le tireur moins sûr de lui, plus lent dans sa décision, et finalement moins efficace. Car un gardien qui inspire le doute est déjà en train de gagner.

Comment faire ?

-            En se positionnant sur l’axe balle / centre du but. Ainsi il prend plus de place, il s’interpose entre deux objets face à un adversaire. Ce qui définit une forme de duel.

En prenant cette place, le gardien dit au tireur, » je suis là, on va jouer ».

-            En se centrant sur le tireur, le gardien se donne les moyens d’adapter sa stratégie et la réponse qu’il va mette en place. Dans ce cas là le gardien sait quels sont les secteurs qu’il a laissé ouvert. Souvent, il ne gère pas l’incertitude du choix du tireur. L’idée ici est de lui permettre de faire des choix limitant son incertitude et même par ses savoir-faire stratégiques de construire de la certitude des secteurs dans lesquels les tirs ne se feront pas. Exemple : le gardien se place face à un tireur qui cherche à sauter le plus loin possible. Ce tireur attend le maximum de temps pour dépasser le gardien. Car le gardien a choisi dans son duel de forcer le tir au 2ème poteau en restant face au tireur sans lui donner de solution le plus longtemps possible. Du coup, le tireur n’a plus la possibilité de tirer au premier poteau, il a verrouillé son bassin et ses épaules, il ne peut plus tirer que dans la partie haute du but. Bien sûr cela demande beaucoup d’expérience. et ce fait presque de manière inconsciente, il y a l’intention et le savoir-faire en plus.

-    Il y a aussi les savoir-faire :

o   Se déplacer rapidement. Plus forte centration sur la prise d’informations.

o   Une forte dissociation. Fermer plusieurs espaces de manière libre.

o   Une grosse vitesse de réaction. Agir vite de près.

Le rôle du gardien n’est pas de tout couvrir, mais de :

-            faire un choix,

-            s’y engager pleinement,

-            et l’assumer.

Dans un duel, hésiter, c’est déjà perdre.
Le gardien doit accepter de choisir une option, un bon temps de réaction, une réponse.
Même si le tireur marque, l’engagement total protège la confiance.

« Je peux être engagé, juste et déterminé… et quand même encaisser un but. »

Après l’action, si le gardien reste coincé sur l’échange précédent empêche de gagner le suivant.
Le gardien doit savoir sortir émotionnellement de l’action pour rester disponible mentalement sur la suivante.

Cet aller-retour permanent entre engagement et détachement est une compétence clé du duel.

Quand le gardien est en réussite à l’aile alors qu’il ne l’est pas souvent ou pas toujours, il est important de l’aider à alimenter sa confiance, pendant et après le match, pour faire grandir son expérience.

Pendant le match, un arrêt d'un gardien dans un secteur qu’il est en train de travailler, peut être un moment charnière dans sa performance à l’aile.

Cependant, il est essentiel de nourrir cette confiance pour qu’elle perdure tout au long du match :

1-       Reconnaissance immédiate

·        Félicitations sur le moment :

o   Valoriser l’arrêt dès qu’il est réalisé. Un mot positif et direct renforce la confiance et le sentiment de faire partie du collectif.

o   Apporter des retours précis sur ce qui a été réussi : « Ton positionnement était parfait sur cette action. »

·        Mettre en lumière l’investissement :

o   Reconnaître le travail fourni et la progression : « Tu as vraiment progressé grâce à tes entraînements. »

o   Partager la réussite avec l’équipe pour renforcer la cohésion et soutenir la confiance de chacun : « il a progressé parce qu’on a bien travailler ».

2-       Maintenir un soutien actif

·        Encouragement permanent :

o   Poursuivre les encouragements après l’arrêt : « Continue, tu es sur la bonne voie. »

o   Montrer une présence sans faille, quels que soit le résultat du prochain tir :

 « On est tous derrière toi. »

3-       Instaurer un climat favorable

- Créer une atmosphère positive

·        Veiller à garder une ambiance stimulante et bienveillante autour du gardien :

 « Bravo tu as bien travaillé pour réussir »

·        Favoriser l’expression et le dialogue,

« Ça va ? »

4-       Renforcer l’estime de soi

·        Inviter le gardien à se questionner sur ses points forts et ses axes d’amélioration : « Qu’as-tu réussi ? Qu’est-ce qui peut être mieux ? »

·        Lui proposer d’utiliser la visualisation pour se préparer mentalement :

« Imagine-toi réussir tes prochains arrêts. »

En adoptant ces attitudes et gestes, le gardien peut consolider sa confiance après un arrêt marquant, et l’aider à poursuivre sur cette lancée pour optimiser sa performance tout en prenant du plaisir dans le jeu.

3. Rester émotionnellement stable quand l’adversaire marque

Dans un premier temps, le gardien doit relancer le jeu rapidement après un but. Cet enchainement ; s’il est bien ancré ; et déjà une première étape pour passer à l’action suivante.

Mais souvent chez le gardien qui veut bien faire ou qui n’a pas confiance dans son jeu à l’aile, il se refait l’action.

Comme nous l’avons lu plus haut, un accompagnement positif peut suffire.

J’ai eu des jeunes gardiens qui essayer toujours de rejouer l’action, cependant quand l’ailier le dominé, certains avaient tendance à s’accrocher à ses moments à l’aile et les rejouer trop.

J’ai pour habitude de leur dire, « une action à un début et une fin, mais c’est à toi de voir quand tu veux qu’elle se termine ».

En gros plus tu y réfléchis plus elles se prolongera dans ton esprit (surtout s’il n’est pas dans un grand jour).

Dans un duel à l’aile, la réussite de l’adversaire ne signifie pas automatiquement l’échec personnel.
C’est exactement le message à faire passer au gardien à l’aile.

Un ailier qui marque à :

-           Parfois mieux lu,

-           Parfois mieux exécuté,

-           Parfois simplement réussi.

Si le gardien interprète chaque but comme une preuve d’incompétence, il entre dans le doute.
Et un gardien qui doute à l’aile… n’y voit plus rien :

-            il réagit en retard,

-            il se fige, il met trop de temps pour prendre les informations

-            il ne prend pas les bonnes informations, son attention n’est pas dans l’instant présent.

-            il répète toujours la même réponse.

Pour l’aider à passer à autre chose de nombreuses méthodes existe en préparation mentale.

L’important, est de ramener le gardien le plus rapidement possible sur l’instant présent du match. Le match n’est pas fini, le gardien ne doit pas se faire envahir par le doute qui pourrait toucher tous les compartiments de son jeu. Auquel cas, la seule solution, est un retour sur le banc.
Comme en sport individuel, le gardien doit comprendre que le duel se joue sur la durée, pas sur une seule action.

Pour aider le gardien du coup j’avais travaillé avec un ami psychologue et préparateur mental.

Il avait mis en place avec un des gardiens que j’avais eu au pôle un switch qui avait vraiment était efficace sur ce jeune dont la gestion des émotions était très chaotique et gâchée son incroyable talent.

Il avait construit avec lui un switch. Une méthode rapide qui permet au gardien de retrouver de la stabilité en seulement quelques secondes.

Avec des gardiens plus stables mais qui réfléchissent trop on peut avoir une méthode plus analytique de la situation et qui switch en 4 temps :

1-       Respirer pour ancrer l’instant

2-       Accepter l’erreur

3-       Recadrer son attention sur le moment

4-       Se recentrer sur le moment présent pour mieux jouer l’avenir

Voilà nous avons abordé quelques aspects du mental que le jeune gardien doit avoir lors des tirs à l’aile.

Le tir à l’aile est l’un des secteurs les plus proches de ce « sport individuel à l’intérieur d’un sport collectif »
Y transférer les principes du duel permet :

-            de redonner au gardien une posture d’acteur,

-            de mieux gérer la pression spécifique de ce secteur,

-            et de transformer l’aile d’une zone de doute, en zone de confrontation assumée.

Parce qu’au final, à l’aile, ce n’est pas seulement une question d’angle…
c’est une question de regard, de choix et de courage mental.

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